Le programme nutritionnel
Au vu des résultats des bilans effectués, le médecin prescrira un programme personnalisé, en mettant l’accent sur l’alimentation.
Le programme alimentaire
Il est établi en référence au régime méditerranéen. Il comporte des conseils visant à éduquer le patient à la santé :
- Enrichir son régime en acides gras oméga-3
- Utiliser des huiles mono-insaturées, telles que l’huile d’olive et l’huile de colza, comme matières grasses de base
- Manger au moins sept rations de fruits et légumes par jour (plutôt que cinq)
- Manger plus de protéines végétales, comme les pois, les légumineuses et les noix
- Eviter les graisses saturées en préférant les viandes maigres aux viandes grasses et les produits laitiers écrémés aux produits non écrémés
- Eviter les huiles riches en acides gras oméga 6 (tournesol, soja, palme, arachide), qui favorisent inflammation et formation de caillots
- Réduire sa consommation d’acides gras trans (graisses hydrogénées, très toxiques présentes dans les plats précuisinés, les viennoiseries, les biscuits apéritifs, les margarines).
- Consommer les glucides à index glycémique moyen ou bas (céréales non raffinées).
L’alimentation doit aussi être de qualité et éviter la nourriture industrielle
- Eviter les plats tout préparés (additifs, graisses hydrogénées)
- Eviter ce qui est raffiné (calories vides, index glycémique élevé)
- Eviter ce qui se conserve des semaines entières (conservateurs)
- Manger bio autant que possible (évitement des toxines)
- Eviter ce qui est emballé (produits traités)
- Eviter ce qui fait l’objet de publicité (ça ne se vendrait pas sinon)
- Cuisiner soi-même si possible, et en tout cas prendre le temps de manger, en mastiquant bien (première étape d’une bonne digestion)
La micronutrition
L’alimentation moderne est très appauvrie en micronutriments (minéraux, oligo-éléments, vitamines, acides aminés). Même une alimentation équilibrée ne suffit pas à apporter tous les nutriments dont nous avons besoin, surtout en cas de régime hypocalorique. C’est pourquoi on a recours aux compléments alimentaires.
De nombreuses études ont montré l’effet sur la santé de ces micronutriments, dont on connaît même très souvent le mécanisme d’action au niveau moléculaire, souvent mieux que pour les médicaments.
L’étude SUVIMAX a démontré entre autres l’effet de prévention des anti-oxydants sur le cancer et la survie (31% de cancers en moins, et 39% de décès en moins).
D’autres études l’ont confirmé. Les compléments alimentaires à dose nutritionnelle sont sans risques, à condition d’avoir été bien choisis par un médecin compétent. Il faut surtout éviter l’automédication ou la prescription par des gens, certes bien intentionnés, mais qui ne sont pas formés à cela et commettent parfois de grosses erreurs préjudiciables à votre santé (même votre pharmacien peut ne pas avoir les connaissances nécessaires). L’achat de compléments sur internet est déconseillée (que savez-vous du contenu de ce que vous payez, souvent très cher ?), pas plus que pour les médicaments, où règnent les contrefaçons.
L’exercice physique
Il vient en complément de l’alimentation, et parfois de façon impérative pour traiter un surpoids, une dépression, une hypertension... Si les exercices sont appropriés, il est toujours bénéfique. Dans la mesure du possible, il faut privilégier les activités de tous les jours, et les jeux simples (courir, sauter, danser...). La mise en forme ne nécessite pas d’aller dans une salle : le meilleur exercice se fait en plein air. Il ne faudra pas négliger la musculation (port de charges, pompes...) : elle permet la prévention d’accidents (chutes du sujet âgé), et celle de l’ostéoporose, le maintien de la masse maigre permet de garder la santé.
L’exercice physique trop intensif est nocif (stress oxydant). Dans la mesure du possible : éviter la télévision et se coucher tôt, pour mieux dormir.
Les hormones
La sécrétion d’hormones a tendance à diminuer avec l’âge, et il n’est pas prouvé qu’il faille systématiquement y remédier. La prise d’hormones peut être dangereuse pour la santé si elle n’est pas justifiée et contrôlée médicalement. D’autre part, il existe des contre-indications à la prise d’hormones. La prise d’hormones ne peut être justifiée qu’après dosage sanguin ou urinaire, qui montre une carence. Les doses seront fonction non seulement des dosages, mais aussi des symptômes ressentis par le patient, et les dosages seront répétés régulièrement.
La gestion du stress
Le stress (ou plutôt le stress excessif) est responsable d’un nombre incroyable de problèmes de santé. Les réactions de stress (attaque, fuite, paralysie) sont à l’origine des mécanismes de défense contre les prédateurs. Ils sont prévus pour une utilisation occasionnelle uniquement, et de courte durée. Le stress actuel résulte de la vie en société : il tend à devenir permanent et la fuite ou l’ attaque sont le plus souvent impossibles. Il en résulte que l’agressivité se retourne contre nous (ou contre notre entourage) : d’où ulcères, hypertension, infarctus, arythmies, douleurs diverses, dépressions, épuisement (burn-out, et surtout baisse de l’immunité : résistance moindre aux infections et aux cancers.
Il existe des techniques de gestion du stress simples et peu coûteuses : relaxation, méditation, tai-chi, chi-kong, le sport, la respiration, l’hypnose, le yoga, la sophrologie, les vacances, l’amour, etc.
L’arrêt du tabac et des addictions
Pour une santé optimale, il est impératif d’arrêter de fumer, de boire de l’alcool de façon excessive (pas plus d’un verre par repas) ; quant-aux drogues, c’est évident, mais plus difficile : il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin.
Etude SUVIMAX
étude clinique française qui a consisté, entre 1994 et 2002 à administrer à 13 017 personnes soit un supplément de minéraux et de vitamines, soit un placebo.