La micronutrition apporte les micronutriments indispensables à la vie
De multiples publications scientifiques ont mis en évidence le rôle nocif des déficiences en micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, minéraux, acides aminés), et des excès d’autres éléments, principalement des métaux lourds (fer, cuivre, mercure, plomb, cadmium), qui peuvent être présents dans l’alimentation.
Ces déséquilibres sont responsables d’un nombre important de symptômes tels que les troubles de l’humeur, de la mémoire, les troubles du sommeil, les douleurs diffuses, les problèmes cutanés, digestifs (colopathies) ... et de maladies dégénératives (maladies d’Alzheimer, de Parkinson, arthrites, maladies cardiovasculaires, diabète...).
La micronutrition est basée sur la compréhension des mécanismes de ces troubles. Elle permet une démarche diagnostique, thérapeutique et préventive, centrée sur le conseil alimentaire, la correction des déficits et des excès, et l’administration des micronutriments les plus adaptés au patient.
- Les acides gras essentiels
- Les vitamines
- Les oligo-éléments
- Les acides aminés
- Les probiotiques
- Les antioxydants
1. Les acides gras essentiels
Toutes les membranes de nos cellules sont composées d’acides gras qui sont responsables de leur fluidité. La fluidité des membranes joue un rôle important, car elle assure une bonne communication des cellules avec leur environnement, en particulier pour le bon fonctionnement des hormones et des neuromédiateurs. Les acides gras essentiels, oméga-6 et oméga-3, permettent cette fluidité membranaire. Ils sont aussi une réserve d’énergie. Ils ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme, et doivent être trouvés dans l'alimentation.
Les oméga-3 jouent un rôle dans le contrôle de l’inflammation, de l’immunité, et de la coagulation. Ils ont une action anti-inflammatoire, sont cardioprotecteurs, et ont même un rôle anticancer. Ils sont présents surtout dans les poissons gras (flétan, morue, maquereaux, harengs, sardines...) Ce n’est pas pour rien que les populations qui en consomment le plus (eskimos, crétois, okinawaïens) sont ceux qui ont la plus grande longévité.
2. Les vitamines
Ce sont des substances nécessaires à la vie (d’où leur nom), mais qu’on ne peut fabriquer dans l’organisme. Leurs rôles sont variés : renouvellement cellulaire, protection antioxydante, lutte contre le vieillissement, élimination de toxines...). Les trois vitamines les plus antioxydantes, la vitamine A (ou plutôt son précurseur, le bêta- carotène), la vitamine C et la vitamine E, sont souvent associées en micronutrition, car elles fonctionnent en équipe : la prise isolée et prolongée d’une seule peut être nocive. La vitamine D mérite une mention spéciale : outre son action favorisant la fixation du calcium sur les os, et donc la prévention de l’ostéoporose, on sait maintenant qu’elle a une action sur l’immunité, est antiallergique, anticancer, antivirale et antidépressive.
3. Les oligo-éléments
Les oligoéléments (magnésium, cuivre, zinc, sélénium, fluor, chrome) ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. Ils sont présents dans le corps à doses infimes, mais ils sont indispensables : le magnésium au fonctionnement des nerfs, le zinc à l’immunité, le zinc et le sélénium aux défenses antioxydantes, le cuivre à différentes enzymes. Leur déficience peut provoquer des troubles graves, tandis que le cuivre est nocif en excès. Les minéraux Fer, calcium, phosphore, potassium, sont nécessaires à tous les organes, notamment le cerveau, et nécessaires au fonctionnement de nombreuses enzymes. On ne sait pas les fabriquer, et les besoins varient selon l’âge. Les excès de fer favorisent le stress oxydant (exemple hémochromatose).
4. Les acides aminés
Ils servent de matériau de base pour fabriquer les protéines, les enzymes. Certains ne sont pas synthétisés par l’organisme, c’est pourquoi on doit les apporter par l’alimentation. Ils participent aussi à la fabrication de molécules antioxydantes comme le glutathion et l’acide alpha-lipoïque qui sert à régénérer tous les autres antioxydants.
5. Les probiotiques
Ils peuvent être considérés comme des compléments alimentaires, puisqu’ils sont présents dans l’alimentation (les yaourts). Ce sont des bactéries de la flore intestinale qui jouent un rôle considérable dans notre santé. Ils protègent la muqueuse intestinale des agressions, repoussent les bactéries pathogènes, stimulent la production d’anticorps au niveau des muqueuses, ayant ainsi un rôle de protection contre les infections. Ils stimulent aussi les cellules de réponse allergique, et ont un rôle anti-ostéoporose.
6. Les antioxydants
Les antioxydants utilisés sont toujours des associations de vitamines, minéraux, et oligoéléments. Il ne faut pas les utiliser en automédication, mais toujours sur prescription médicale, de préférence après une évaluation du stress oxydant. Il faut toujours préférer les mélanges complexes d’origine naturelle. Le suivi médical doit toujours être accepté, et le traitement doit être interrompu périodiquement. Il faut toujours rechercher une origine infectieuse, et la traiter en conséquence. D’autres micronutriments peuvent être rendus nécessaires par une carence. Enfin, on s’aidera de composés présents dans les plantes (curcuma, poivre, extraits ginkgo biloba...), ou même d’aliments spécifiques (ail, tomates, brocolis...). Certains aliments ont une action comparable aux médicaments, et on sait par quel mécanisme : ils agissent en activant ou en modulant des enzymes (kinases), des facteurs de transcription des gènes (le curcuma module le NFkB, facteur central de l’inflammation et du déclenchement de la division cellulaire).